Panier de légumes

Les paniers et le fonctionnement type Amap

Ce système repose sur un contrat qui lie un groupe de consommateur à un ou plusieurs producteurs. Pour bien comprendre, il s'agit de s'attarder quelques peu sur la situation des agriculteurs aujourd'hui.

L'agriculture depuis près d'un sièclemais surtout depuis 50 ans bascule dans l'industrialisation de ces pratiques. Ces mécanismes poussent les paysans vers des pratiques hautement productives à l'actif (mais pas à l'hectare !) mais surtout non durable ( les rendements stagnent voir baisse). Le paysan ne répond plus à sa vocation première qui est celle de nourrir les gens à travers l'entretien des paysages, le respect du sol et de la biodiversité. Il répond en majorité à des demandes chapotées dans la sphère financière. Le gâchis social, économique et alimentaire est total. Les entreprises de l'agroalimentaire épaulées par la grande distribution formatent les produits et les consommateurs. Ils imposent également leurs normes et leurs prix aux agriculteurs qui ne cessent de s'endetter. Le lien consommateur-territoire-producteur est rompu, les prix n'ont plus aucun sens, les valeurs nutritionnelles des aliments dégringolent, les additifs pullulent bref les conditions sanitaires très chères aux industrielles sont méprisées au détriment des plus fragiles.

Changer nos pratiques agricoles mais aussi de consommation n'est en rien évident mais au combien nécessaire. S'approvissionner localement c'est un moyen de connaître et de maitriser l'origine de notre alimentation en s'intéressant aux fermes et aux agriculteurs. Se passer d'intermédiaire permet de se rapprocher d'un prix plus juste. L'agriculture paysanne a pour but de préserver une biodiversitéqui par définition n'existe pas en monoculture. Dans les paniers le fait de ne pas choisir ses légumes réenseigne la saisonnalité, il permet aux paysans de mieux gérer ses stocks et ainsi diminuer les gâchis. La relation de proximité reprend son sens et suplante celle de traçabilté crée pars les industriels. La construction d'un dialogue est alors possible et permet de discuter du prix, du goût, de la diversité..

Le producteur a tout à gagner avec une amap : il a l'assurance d'un revenu prévisible et de rembourser rapidement les dépenses de début de saison (semences, terreaux, matériel..) L'on se doit de rappeler que ce type d'activité est faiblement rémunérateur et extrêmement chronophage (la moitié des agriculteurs touchent moins de 400 e par mois). Le paysan est en droit d'avoir un revenu décent en rapport avec son rôle dans la société.

Du côté consommateur, il s'agit en premier lieu d'une action réfléchie voir militante. Il soutient une économie localebeaucoup moins énergivore. L'acte d'acha est aussi un acte solidaire des défis paysans à venir. S'inscrire dans cette démarche c'est certes avoir de bons légumes bio plus nutritifs plus variés plus locaux mais c'est aussi coconstruire un monde où plusieurs mondes se côtoient.

Flyer d'inscription paniers